mardi 27 mai 2008

Pauvre de moi

Les médisants ne seront pas étonnés que j'ai encore quelques raisons de me plaindre. A défaut de me plaindre, ils prêteront sûrement une oreille attentive. Que les bienveillants compatissent ! J'écouterai moi aussi volontiers le récit de vos malheurs.
La première catastrophe est le déréglement climatique qui me touche sûrement plus que toutes les populations du tiers-monde en manque de riz et secourues par des exploiteurs de misères (oui, il n'y a pas que ça, nous pourrons reparler de l'action humanitaire une autre fois). Penchons-nous d'un peu plus près sur mon cas. A Tokyo, il fait beau. Quand le nom du jour ne commence pas par v,s ou d. Nous sommes pourtant à la belle saison. Les deux mois que j'ai passés à Tokyo sont les mois d'Avril et de Mai les plus pluvieux depuis cent ans. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles je suis plus prolifique que mes camarades à San Diego ou à Rio. Si vous observez le tableau en lien (ne perdez pas votre temps, puisque je l'ai fait pour vous), il a plu plus que lors de la saison des pluies. Samedi dernier, j'ai essayé de défier les éléments mais c'était peine perdue. Mes huit mois en Bretagne m'ont appris à ne pas subir la pluie. J'ai donc cherché refuge dans un izakaya pour panser mes plaies et me remplir la panse. Je ne dirai pas que les brochettes étaient infâmes, vous ne pourriez le croire.
Pendant ce temps, de l'autre côté du Pacifique, me parvenait une mauvaise nouvelle. Je n'avais pas été retenu dans la résidence de mon choix (nommée Rains, décidément ça me poursuit, jamais là quand il faut) et je serai logé à Escondido Village, lieu désert si j'en crois mes anciens présent sur place, une sorte de plateau de Lozère sous le soleil. J'aurais pu choisir NY. Mais je ne regrette rien. Les chambres étaient attribuées par le biais d'une loterie. A posteriori, j'avais un peu moins d'une chance sur trois de ne pas avoir mon premier choix. La probabilité n'était pas négligeable.
Alors que je suis formé à estimer le risque et à me prémunir contre les aléas, ces deux événements (au sens probabiliste du terme) me rappellent que je suis impuissant. Et ça m'énerve.
Ne pas subir.



Une petite lecture pour la route.

3 commentaires:

AH a dit…

Heureusement, le PSG reste en L1 (ou en D1 comme on disait dans le bon vieux temps ...), sinon ton malheur serait complet.
J'ai regardé les prix des billets pour le Japon ... c'est cher !

Maliho a dit…

J'ai trouvé un truc pour toi :
http://www.scandal-4.com/

Bizoux

XFM a dit…

tu vois que je lis ton blog!