Compte-rendu d'un entretien téléphonique avec un survivant du tremblement de terre.
-A quoi avez-vous employé ce qui a failli être votre dernier week-end?
-Il y a encore le temps pour que ce soit le dernier. Dimanche, j'ai exploré le quartier d'Ebisu. Bon, nous sommes au Japon. Il n'y a ni cannibales, ni problèmes sanitaires. Ce fut donc ce qu'on appelle une promenade. Et le point d'orgue d'une promenade au Japon est la visite d'un temple, souvent de la consommation.
-Après les clubs tous les we, les centre commerciaux, tu n'en as pas marre de faire tout le temps la même chose, surtout que je suis sûr que tu n'achètes rien?
-Non, les Japonais sont créatifs, il y a toujours un détail différent.
-Chanel est à gauche de Louis Vuitton alors que dans l'autre c'est l'inverse?
-Par exemple. Parfois, on peut aussi voir une imitation de chateau XVIIIeme au milieu de la place. Si tu avais le même livre de géographie que moi au collège, tu te souviens peut-être de cette photo du Taillevent Tokyo.
-Non. Et puis?
-Maintenant, il s'appelle le restaurant Joel Robuchon. j'ai voulu y prendre un chocolat et des patisseries mais c'était trop tard.
-Manger de la patisserie francaise dans une imitation de chateau du XVIII symbole d'un centre commercial japonais, tu es un bon consommateur. Tu t'es bien adapté à ce pays.
-Ce n'est pas toi qui mange du riz à tous les repas depuis un mois. Il est bon mais ce n'est pas très varié.
-Le mal du pays déjà?
-Non, mes achats réguliers de viennoiseries chez Paul, Aux Bacchanales ou Andersen me permettent de varier mon ordinaire. Et puis un repas de sushi, c'est sept poissons différents ou plus. Mais toujours le même riz.
-C'est tout?
-Bien sûr que non. J'ai visité un musée consacré à une boisson alcolisée japonaise, la Sapporo, première bière du Japon.
-C'était, comment dire, instructif?
-Non, tout était en Japonais et les images étaient moches. Par contre, j'ai profité d'une possibilité d'arbitrage. Au "tasting lounge", nom pompeux pour dire que tu pouvais boire des bières là, les produits de cette honorable industriel étaient proposés à 200Y alors qu'à la brasserie Sapporo qui jouxte les lieux, il fallait payer 580Y. Par contre je n'ai toujours pas bu de saké. Mais le we arrive.
-Pas mal, je retiens l'adresse. Mais Samedi, qu'as-tu fait?
-C'est une autre histoire, que je garde pour plus tard.
-Merci, et bonne chance.
-Souhaite moi beau temps plutôt. Il va encore pleuvoir ce we.
MAJ : Malheureusement, depuis la publication, un tremblement de terre meurtrier a eu lieu en Chine et ce billet peut paraitre de mauvais gout.
-A quoi avez-vous employé ce qui a failli être votre dernier week-end?
-Il y a encore le temps pour que ce soit le dernier. Dimanche, j'ai exploré le quartier d'Ebisu. Bon, nous sommes au Japon. Il n'y a ni cannibales, ni problèmes sanitaires. Ce fut donc ce qu'on appelle une promenade. Et le point d'orgue d'une promenade au Japon est la visite d'un temple, souvent de la consommation.
-Après les clubs tous les we, les centre commerciaux, tu n'en as pas marre de faire tout le temps la même chose, surtout que je suis sûr que tu n'achètes rien?
-Non, les Japonais sont créatifs, il y a toujours un détail différent.
-Chanel est à gauche de Louis Vuitton alors que dans l'autre c'est l'inverse?
-Par exemple. Parfois, on peut aussi voir une imitation de chateau XVIIIeme au milieu de la place. Si tu avais le même livre de géographie que moi au collège, tu te souviens peut-être de cette photo du Taillevent Tokyo.
-Non. Et puis?
-Maintenant, il s'appelle le restaurant Joel Robuchon. j'ai voulu y prendre un chocolat et des patisseries mais c'était trop tard.
-Manger de la patisserie francaise dans une imitation de chateau du XVIII symbole d'un centre commercial japonais, tu es un bon consommateur. Tu t'es bien adapté à ce pays.
-Ce n'est pas toi qui mange du riz à tous les repas depuis un mois. Il est bon mais ce n'est pas très varié.
-Le mal du pays déjà?
-Non, mes achats réguliers de viennoiseries chez Paul, Aux Bacchanales ou Andersen me permettent de varier mon ordinaire. Et puis un repas de sushi, c'est sept poissons différents ou plus. Mais toujours le même riz.
-C'est tout?
-Bien sûr que non. J'ai visité un musée consacré à une boisson alcolisée japonaise, la Sapporo, première bière du Japon.
-C'était, comment dire, instructif?
-Non, tout était en Japonais et les images étaient moches. Par contre, j'ai profité d'une possibilité d'arbitrage. Au "tasting lounge", nom pompeux pour dire que tu pouvais boire des bières là, les produits de cette honorable industriel étaient proposés à 200Y alors qu'à la brasserie Sapporo qui jouxte les lieux, il fallait payer 580Y. Par contre je n'ai toujours pas bu de saké. Mais le we arrive.
-Pas mal, je retiens l'adresse. Mais Samedi, qu'as-tu fait?
-C'est une autre histoire, que je garde pour plus tard.
-Merci, et bonne chance.
-Souhaite moi beau temps plutôt. Il va encore pleuvoir ce we.
MAJ : Malheureusement, depuis la publication, un tremblement de terre meurtrier a eu lieu en Chine et ce billet peut paraitre de mauvais gout.

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