Ah, il n'avait pas le même éclat que l'an dernier, où déjà les militaires étaient ignorés lors de la revue par un Président plus sensible aux hourras, soyons méridionaux, de la foule. C'était une journée de travail comme les autres. En tant qu' expatrié, je rêvais d'une de ces fameuses réceptions organisées par l'ambassadeur. Ce dernier est un ancien président de Gault et Millaut. Il est légitime de penser qu'il s'y connaît en vins et petits fours. Mais pour un ambassadeur M. Faurre n'est pas si excellent. Il avait convié les Français à un bal populaire, comme le parti dont il est proche. Le petit bémol est qu'il fallait payer deux mille yens pour y accéder. Quitte à faire une soirée Française à Tokyo, autant aller au Baron. Je ne m'y suis donc pas rendu. En réalité, la véritable réception avait lieu le 14 Juillet au soir. Sur internet, il était indiqué que seuls les Français représentant la communauté française à Tokyo y seraient invités, que les restrictions budgétaires imposée par le gouvernement ne permettaient pas de reproduire les fêtes des années précédentes. Je me suis renseigné. Au lieu de fêtes, il s'agit dans de nombreux pays d'une réception ouverte à tous les Français où on leur donne une coupe de champagne et quelques petits fours de qualité moyenne. Et tout le monde est content. L'ambassadeur avait semble-t-il fait le choix d'un buffet de qualité supérieure entre personnes respectables. Je préciserai que dans les banques, seuls les traders les plus seniors étaient invités. Il faut dire que l'exemple vient de haut. On retiendra que le 14 juillet est une fête et on oubliera les mots égalité et fraternité. Je n'allais quand même pas me laisser impressionner par l'élitisme mal placé de nos autorités. Je me suis rendu avec Thomas à l'ambassade. Imaginez vous un Français refusant l'entrée à un compatriote le soir de sa fête nationale ! A moins que la république Française ne se soit transformée en boîte branchée. Sur le chemin, nous avons croisé de nombreux Japonais munis de sacs Ladurée. Notre motivation était décuplée. Malheureusement, à l'entrée, alors que nous jouons les innocents, deux Japonaises, c'est là que ça devient délicat, nous demandent notre carton d'invitation. Nous expliquons que nous venions pour le 14 juillet, que nous très surpris de ces procédés. nos interlocutrices étant Japonaises, je me rends rapidement compte qu'il est inutile d'essayer d'évoquer le souvenir de ma marche glorieuse de l'année précédente. Un rapide coup d'oeil me permet de constater qu'il n'y a que des Japonais à l'horizon, les Français devant être occupés à nettoyer le buffet, comportement parfaitement compréhensible. C'est pour ça que j'étais venu. Il y a bien quelques gendarmes de l'EPIGN. Mais aucune personne qui ne semble détenir l'autorité suffisante pour faire dévier ces cerbères, polies mais japonaises, de leur mission. M'inspirant des coutumes locales, je rends les armes calmement et sans faire de scandale, non sans m'étonner à vois haute que le seul endroit qui nous soit inaccessible au Japon est un bout de France. Heureusement sur le chemin, j'ai ensuite acheté deux gros steaks (500g) ainsi que des tomates et des cerises. Ces plaisirs simples de l'existence m'ont permis, à défaut de fêter le 14 Juillet, d'apprécier cette journée comme les autres.
Pour mieux comprendre la situation, j'ai toutefois fait quelques recherches sur internet dont je vous livre l'ensemble des résultats :
Un portrait de l'ambassadeur sur l'inévitable wikipédia. Il ne semble pas être un ennemi de la bonne chère.
Un communiqué du ministère des affaires étrangères disant qu'aucun Français ne sera refoulé s'il se présente à l'ambassade. Si j'avais vu ça avant, je l'aurais imprimé en guise de carton d'invitation. Comme d'habitude, les annonces n'étaient pas vérifiées sur le terrain.
Enfin, un ensemble d'articles qui montrent le retentissement qu'a eu cette mesure symbolique dans les milieux d'expats.
Les récits du Mont Fuji, de l'anniversaire d'Erwan et de mon repas chez Robuchon, ce sera pour une autre fois. Priorité à l'actualité brûlante.
Pour mieux comprendre la situation, j'ai toutefois fait quelques recherches sur internet dont je vous livre l'ensemble des résultats :
Un portrait de l'ambassadeur sur l'inévitable wikipédia. Il ne semble pas être un ennemi de la bonne chère.
Un communiqué du ministère des affaires étrangères disant qu'aucun Français ne sera refoulé s'il se présente à l'ambassade. Si j'avais vu ça avant, je l'aurais imprimé en guise de carton d'invitation. Comme d'habitude, les annonces n'étaient pas vérifiées sur le terrain.
Enfin, un ensemble d'articles qui montrent le retentissement qu'a eu cette mesure symbolique dans les milieux d'expats.
Les récits du Mont Fuji, de l'anniversaire d'Erwan et de mon repas chez Robuchon, ce sera pour une autre fois. Priorité à l'actualité brûlante.

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